Pour cette saison 2008, Nicolas s'est concentré sur le Championnat de France en Solitaire constitué de :
Cette saison c’est conclue magnifiquement par la victoire de Nicolas Bérenger et de KONE Elevators lors de la Cap Istanbul et par le titre de Vice-Champion de France 2008 de Course au Large en Solitaire.
La Course des Falaises 2008 La Course des Falaises est la première des trois épreuves du Championnat de France de Course au Large en Solitaire 2008. Elle se déroule du 15 au 21 juin, depuis Quiberon - Port Haliguen, son port d´attache. La Course des Falaises est désormais une épreuve annuelle du Circuit Figaro Bénéteau et du Championnat de France de Course au Large en Solitaire. Elle se déroule en juin les années paires et en septembre les années impaires. La spécificité de la Course des Falaises est d´être la seule épreuve "technique" du Championnat de France de Course au Large en Solitaire. C´est-à-dire qu´elle est composée exclusivement de parcours diurnes : bananes entre deux bouées, petits parcours côtiers et seulement une course côtière d´environ six heures : le Tour de Belle-Ile. Il y a 3 épreuves dans ce Championnat dont la première vient de se courir à Quiberon. Tu es dans le top 6. Y a-t-il eu une vraie bataille ?Bonne entrée en matière effectivement ! Etre dans les 10 premiers est déjà un très bon résultat ! Le championnat commence sur de bonnes bases. Il y a eu une très grosse bagarre sur l'eau : sur 10 manches, il y a 9 vainqueurs différents et les 10 premiers du général comptent tous au-moins 2 manches au-delà de la 20ième place. Chaque départ, chaque passage de bouée, chaque croisement de bateaux, tout était sujet à bagarre ! C'est un très bon entraînement pour la suite ! Les 5 bateaux qui te précèdent sont des bateaux de la même génération que le tien. Vous les Figaristes, entretenez vos bateaux comme des bijoux ?Toute la flotte a le même âge. Nous sommes rassemblés dans une association de propriétaires et de coureurs et nous gérons ensemble la flotte de bateaux. Ce sont des bateaux de série mais ils sont bichonnés comme des purs prototypes de course. Nous n'avons quasiment rien le droit de faire sur nos bateaux mais chaque détail de préparation (qualité de la glisse, fiabilité des équipements...) compte ! Le préparateur technique participe à sa façon au résultatLe préparateur est un élément indissociable du bateau, il vit avec le bateau et en prend soin alors que mon rôle est plus de l'user sans trop chercher à le ménager. Si nous faisions de la formule 1, ils seraient 150 à travailler autour de la voiture, Jimmy s'occupe tout seul de KONÉ, c'est un peu son bébé... Côté météo, vent fort ou vent faible, courant ou pas, ton idéal ?Plus le vent est fort, mieux je me sens. Le vent fort élimine tous les adversaires trop faibles physiquement ou mal préparés. Une élimination naturelle se met en place laissant moins de place à la chance. Par contre, je préfère le portant plutôt que le près : naviguer sous spi aux limites de vitesse du bateau c'est très excitant, ça vient probablement de mon cursus en multicoque. Psychologiquement, avoir la confiance de KONE, qu'est ce que cela te procure ?C'est plus que confortable ! Voila encore un élément de performance. Je ne me pose pas la question de savoir comment ça peut se passer si... Je sais ce qu'ils veulent : gagner ! Mais je sais aussi qu'ils comprennent ce qu'est ce sport et comment ça fonctionne. Avoir réussi à les fiabiliser me rend plutôt fier, c'est la preuve que mon équipe et moi travaillons correctement. Ton nom revient souvent dans les pronostics et tu es souvent dans les points comme en Formule 1. 2e sur l'ouverture de la saison en manche, 6e sur la première manche du Championnat de France, comment vas-tu aborder ton Everest, à savoir la course du Figaro dans tout juste un mois ?C'est vrai que mon nom revient souvent chez les bookmakers... Est-ce que ça veut dire réellement quelque chose ? Je ne sais pas... Mon objectif est depuis longtemps de gagner cette course. Il semble que cette année, je sois particulièrement bien armé. J'y vais sans pression mais avec une très grosse envie de bien faire ! Tout au cours de la saison d'entraînement, tu panaches avec des Focus Group KONE, comment transmets-tu la mer et ton métier de navigateur professionnel ?La mer est un lieu à part : lorsque j'emmène des gens à bord de KONE Elevators, la plupart du temps ils n'ont quitté la terre qu'enfermés dans une boîte en fer avec des réacteurs. Avec moi, ils décollent par eux-mêmes : chacun trouve sa place quelle que soit la météo ! Et croyez-moi que certains garderont des souvenirs pour très longtemps ! La mer est probablement le dernier espace de liberté. C'est une des idées que je tente de démontrer, on peut l'aborder de différentes façons : compétition, croisière, découverte, records... Chacun y trouvera son bonheur ! Y a-t-il des analogies entre les métiers KONE, à terre, et tes montées et descentes des mers et océans ?On retrouve énormément de valeurs communes entre KONE et la voile. Lorsque je rencontre les salariés KONE, je me sens l'un d'eux. Je ne suis plus un prestataire de service en communication, je fais partie de l'entreprise au même titre qu'un technicien. Nous avons presque les mêmes métiers : respect de l'environnement, culture de l'innovation et goût du challenge, engagement et suivi dans l'action, importance jouée par les équipes techniques soutenues par une organisation, impératifs de sécurité, tout cela au nom de la performance. Côté famille, tu es le héros de la maison. Tes enfants rêvent-ils de naviguer avec Papa, ont-ils la fibre navigateur ? Partirez-vous en famille un jour pour un tour du monde avec un livre au bout du tour... ?A 6 mois, Margot est trop jeune pour me dire qu'elle sera figariste plus tard. Par contre à 3 ans et demi, Eliott me demande toujours si j'ai gagné la régate et sinon : « pourquoi t'as pas gagné papa ? ». Ils ont déjà tous les 2 navigué car leur mère est aussi régatière à ses heures. Alors oui j'espère qu'ils auront le goût de la mer comme me l'ont donné mes parents. Je les encouragerai à aller sur l'eau parce que la mer est la meilleure école de la vie : on y apprend à être autonome, rigoureux, prévoyant et en plus on y joue sans limite ! Entre vous et moi : j'ai hâte de voir mon fils tirer ses premiers bords en optimist ! Un tour du monde en famille ? On y pense... Un livre ? C'est une idée : nous l'écrirons à 4 !
La Course des Falaises est la première des trois épreuves du Championnat de France de Course au Large en Solitaire 2008. Elle se déroule du 15 au 21 juin, depuis Quiberon - Port Haliguen, son port d´attache.
La Course des Falaises est désormais une épreuve annuelle du Circuit Figaro Bénéteau et du Championnat de France de Course au Large en Solitaire. Elle se déroule en juin les années paires et en septembre les années impaires.
La spécificité de la Course des Falaises est d´être la seule épreuve "technique" du Championnat de France de Course au Large en Solitaire. C´est-à-dire qu´elle est composée exclusivement de parcours diurnes : bananes entre deux bouées, petits parcours côtiers et seulement une course côtière d´environ six heures : le Tour de Belle-Ile.
Il y a 3 épreuves dans ce Championnat dont la première vient de se courir à Quiberon. Tu es dans le top 6. Y a-t-il eu une vraie bataille ?Bonne entrée en matière effectivement ! Etre dans les 10 premiers est déjà un très bon résultat ! Le championnat commence sur de bonnes bases. Il y a eu une très grosse bagarre sur l'eau : sur 10 manches, il y a 9 vainqueurs différents et les 10 premiers du général comptent tous au-moins 2 manches au-delà de la 20ième place. Chaque départ, chaque passage de bouée, chaque croisement de bateaux, tout était sujet à bagarre ! C'est un très bon entraînement pour la suite !
Les 5 bateaux qui te précèdent sont des bateaux de la même génération que le tien. Vous les Figaristes, entretenez vos bateaux comme des bijoux ?Toute la flotte a le même âge. Nous sommes rassemblés dans une association de propriétaires et de coureurs et nous gérons ensemble la flotte de bateaux. Ce sont des bateaux de série mais ils sont bichonnés comme des purs prototypes de course. Nous n'avons quasiment rien le droit de faire sur nos bateaux mais chaque détail de préparation (qualité de la glisse, fiabilité des équipements...) compte !
Le préparateur technique participe à sa façon au résultatLe préparateur est un élément indissociable du bateau, il vit avec le bateau et en prend soin alors que mon rôle est plus de l'user sans trop chercher à le ménager. Si nous faisions de la formule 1, ils seraient 150 à travailler autour de la voiture, Jimmy s'occupe tout seul de KONÉ, c'est un peu son bébé...
Côté météo, vent fort ou vent faible, courant ou pas, ton idéal ?Plus le vent est fort, mieux je me sens. Le vent fort élimine tous les adversaires trop faibles physiquement ou mal préparés. Une élimination naturelle se met en place laissant moins de place à la chance. Par contre, je préfère le portant plutôt que le près : naviguer sous spi aux limites de vitesse du bateau c'est très excitant, ça vient probablement de mon cursus en multicoque.
Psychologiquement, avoir la confiance de KONE, qu'est ce que cela te procure ?C'est plus que confortable ! Voila encore un élément de performance. Je ne me pose pas la question de savoir comment ça peut se passer si... Je sais ce qu'ils veulent : gagner ! Mais je sais aussi qu'ils comprennent ce qu'est ce sport et comment ça fonctionne. Avoir réussi à les fiabiliser me rend plutôt fier, c'est la preuve que mon équipe et moi travaillons correctement.
Ton nom revient souvent dans les pronostics et tu es souvent dans les points comme en Formule 1. 2e sur l'ouverture de la saison en manche, 6e sur la première manche du Championnat de France, comment vas-tu aborder ton Everest, à savoir la course du Figaro dans tout juste un mois ?C'est vrai que mon nom revient souvent chez les bookmakers... Est-ce que ça veut dire réellement quelque chose ? Je ne sais pas... Mon objectif est depuis longtemps de gagner cette course. Il semble que cette année, je sois particulièrement bien armé. J'y vais sans pression mais avec une très grosse envie de bien faire !
Tout au cours de la saison d'entraînement, tu panaches avec des Focus Group KONE, comment transmets-tu la mer et ton métier de navigateur professionnel ?La mer est un lieu à part : lorsque j'emmène des gens à bord de KONE Elevators, la plupart du temps ils n'ont quitté la terre qu'enfermés dans une boîte en fer avec des réacteurs. Avec moi, ils décollent par eux-mêmes : chacun trouve sa place quelle que soit la météo ! Et croyez-moi que certains garderont des souvenirs pour très longtemps ! La mer est probablement le dernier espace de liberté. C'est une des idées que je tente de démontrer, on peut l'aborder de différentes façons : compétition, croisière, découverte, records... Chacun y trouvera son bonheur !
Y a-t-il des analogies entre les métiers KONE, à terre, et tes montées et descentes des mers et océans ?On retrouve énormément de valeurs communes entre KONE et la voile. Lorsque je rencontre les salariés KONE, je me sens l'un d'eux. Je ne suis plus un prestataire de service en communication, je fais partie de l'entreprise au même titre qu'un technicien. Nous avons presque les mêmes métiers : respect de l'environnement, culture de l'innovation et goût du challenge, engagement et suivi dans l'action, importance jouée par les équipes techniques soutenues par une organisation, impératifs de sécurité, tout cela au nom de la performance.
Côté famille, tu es le héros de la maison. Tes enfants rêvent-ils de naviguer avec Papa, ont-ils la fibre navigateur ? Partirez-vous en famille un jour pour un tour du monde avec un livre au bout du tour... ?A 6 mois, Margot est trop jeune pour me dire qu'elle sera figariste plus tard. Par contre à 3 ans et demi, Eliott me demande toujours si j'ai gagné la régate et sinon : « pourquoi t'as pas gagné papa ? ». Ils ont déjà tous les 2 navigué car leur mère est aussi régatière à ses heures. Alors oui j'espère qu'ils auront le goût de la mer comme me l'ont donné mes parents. Je les encouragerai à aller sur l'eau parce que la mer est la meilleure école de la vie : on y apprend à être autonome, rigoureux, prévoyant et en plus on y joue sans limite ! Entre vous et moi : j'ai hâte de voir mon fils tirer ses premiers bords en optimist ! Un tour du monde en famille ? On y pense... Un livre ? C'est une idée : nous l'écrirons à 4 !
La Solitaire du Figaro 2008
Pour cette 39e édition, les concurrents naviguent dans le sillage de la « course de l’Aurore », en prenant le départ de trois étapes. Devant leurs étraves, 1880 milles nautiques à parcourir, une distance reccord !
L’avis de Nicolas Bérenger sur les étapes de la Solitaire 2008 : « Lourd », c’est le terme qui me vient : 2008 c’est du lourd ! La 1ère étape va être stratégique, la 2e sera incroyablement dangereuse avec les forts courants de la Manche, la 3e va révéler les réelles capacités techniques, physiques et mentales des marins avec ses 875 milles de course côtière qui ne laissera pas de répit aux skippers.
Des navigateurs de tous horizons
Comme tous les ans, La Solitaire réunit l’une des flottes les plus importantes de monotypes. Parmi les skippers ayant annoncé leur intention de participer à cette édition 2008, nous retrouvons les ténors et fidèles du circuit Figaro Bénéteau mais également de jeunes talents qui prennent le départ pour la première fois.
Mais aussi, les irréductibles… tels que Jean-Paul Mouren (22e participation), Gildas Morvan, Nicolas Troussel (Vainqueur de l’édition 2006), Eric Drouglazet (Vainqueur de l’édition 2001), Thierry Chabagny, Jeanne Grégoire, Nicolas Bérenger et bien d’autres vont se battre comme des acharnés pour les meilleurs places.
Les skippers s’élancent ainsi le 25 Juillet de la Rochelle avec un seul et même but : remporter La Solitaire du Figaro 2008. Et pour franchir la ligne d’arrivée en vainqueur en Bretagne à l’Aber Wrac’h, ils doivent exceller en tactique, stratégie, analyse météo mais aussi en régate au contact. Les 1880 milles nautiques mènent les skippers de la Manche au golf de Gascogne en passant par l’Atlantique, la mer Celtique et la mer d’Irlande.
Prologue
NICOLAS BERENGER / KONE : UNE TRES BELLE PLACE AU PROLOGUE
Pas de round d’observation pour Nicolas Bérenger. En terminant deuxième au prologue de cette 39e édition de la Solitaire du Figaro, le skipper de KONE Ascenseurs veut tout de suite montrer qu’il faut compter plus que jamais sur lui, après sa 11e place acquise l’année dernière. En tête pendant plus de la moitié du parcours, Nicolas s’est fait doubler par le « géant vert », alias Glidas Morvan. Peut-être cela vaut-il mieux ?
38 ans que cela dure, 38 ans que le vainqueur du prologue aspire à monter sur la plus haute marche du podium. Depuis six ans qu’il est sur le circuit, dont les deux dernières années déjà à la barre de KONE Ascenseurs, Nicolas ne pouvait ignorer cet état de fait : « Deuxième, c’est la meilleure place et cela m’arrange que Gildas soit passé naturellement car cela m’aurait embêté de gagner. Je ne suis pas superstitieux mais plutôt mathématicien. Les statistiques parlent d’elles-mêmes. C’était une superbe petite régate, je suis en forme, le bateau va bien, j’ai été bien inspiré sur le premier près et le bord de reaching était vraiment sympa.
1ère étape
Le parcours
Le 25 Juillet, jour du grand départ, la course s’élance vers le port de Vigo en Espagne avec au programme une traversée du Golf de Gascogne, le passage du cap Finisterre, soit un total de 465 milles.
Le passage du cap Finisterre s’avère délicat si le vent d’ouest domine. Au Sud du cap Finisterre, il faut plonger directement au Sud pour aller chercher les îles Cies avant d’entrer dans la baie de Vigo. Dans le cas d’un vent dominant nord-est à est, les figaristes doivent se méfier des calmes sous le relief de la côte galicienne. A cette époque de l’année, on peut trouver de larges bancs de brume sur les îles Cies. Cela peut rendre délicate l’approche de la baie de Vigo.
Nicolas Bérenger : « du stress positif »
Nicolas et son bateau son fin prêt pour le départ : « Forcément, le matin de départ d’un Figaro, on est un peu tendu. Je me suis réveillé avec le ventre noué, c’est normal et c’est bien. Ca m’oblige à regardé la météo. Tout va bien. Quand à la course, l’avantage est qu’on va arriver à faire la route directe, on ne va pas tirer tant de bord que ça. Trois jours de mer pour 470 milles, c’est une durée assez normale pour un mois d’août. »
9e place pour KONE Ascenseurs à l’issue de cette première manche. Nicolas Bérenger, en franchissant la ligne hier soir à 23h41’ et 46’’, montre une nouvelle fois qu’il est plus que dans le coup dans cette édition 2008. Néanmoins, comme ces adversaires, il n’a pu contrer l’échappée belle de Nicolas Troussel.
« Je ne suis pas très loin de la fin de la foire, attention, j’arrive. » A sa manière et comme il se doit, Nicolas Bérenger s’annonce au comité de course juste avant son arrivée. Minuit n’a pas encore sonné et KONE Ascenseurs s’apprête à prendre la 7e place de cette première manche. Finalement deux bateaux passent devant lui, explications « A 300 mètres de la ligne, je me suis prit un filet, en plein sur la trajectoire. J’ai perdu deux places, du temps, le truc le plus énervant qui puisse t’arriver quand tu as passé quatre jours et quatre nuits à te battre pour gagner mètre après mètre. C’est très énervant. »
2e étape
Le 1er août, direction Cherbourg-Octeville pour 590 milles de course effrénée, ponctuée de nombreux passages stratégiques. Il s’agit d’une étape de fond avec de nombreux passages à niveau. En tout début de course, il faudra doubler à nouveau le cap Finisterre et traverser le golf de Gascogne dans sa plus grande largeur jusqu’au Raz de Sein. A la pointe de la Bretagne, le terrain de jeu est libre ainsi qu’au passage du Chenal du Four ce qui laisse différentes possibilités de stratégies pour les navigateurs. Enfin, des roches de Portsall jusqu’aux abords de l’île d’Aurigny, différentes options seront encore possibles pour les concurrents.
Cette étape s’arpente à un semi-marathon avec de nombreux sauts d’obstacles. Elle se révèle très technique, particulièrement dans sa dernière partie. Il faut probablement engranger du sommeil dans la remonté du golfe de Gascogne avant de s’attaquer à la pointe de la Bretagne.
En effet, la route vers Cherbourg-Octeville demande de la vigilance et de la lucidité. Il y a peu de place à la récupération.
Nico toujours dans le top ten.
Nicolas Bérenger coupe la ligne en 10e position. Cette performance permet à KONE Ascenseurs de gravir deux échelons au classement général. C’est en 7e position qu’il appareille vendredi prochain pour l’ultime étape de cette édition. 860 milles, l’île de Man à contourner, des caps, des péninsules, autant dire que les coups et mistoufles sont encore plus nombreux que d’habitude.
3e étape
Le 8 août, la flotte fille pour un véritable sprint final vers le port de l’Aber Wrac’h. C’est une véritable étape marathon, la plus longue de l’histoire de La Solitaire Figaro. C’est encore un parcours très ouvert puisque les skippers ont toute liberté d’option au passage de la pointe ouest de la Cornouaille anglaise.
En temps normal, la flotte doit remonter jusqu’à l’Ile de Man pour y découvrir ces vertes prairies Irlandaise. Mais pour cette édition, c’est complètement raté en effet, une très méchante dépression a balayé la zone et à contrains les skippers à changer de destination. Nicolas Bérenger ne vogue donc pas vers l’Irlande mais vers la bouée Brittany mouillée dans le sud-ouest de la pointe Bretagne.
La traversée de la Manche est rapide et après 825 milles de navigation, l’Aber Wrac’h sera le port de la délivrance de cette 39e édition.
« Enfin je rentre dans les dix premiers de la Solitaire mais j’ai pourtant l’impression d’avoir fait le plus mauvais Figaro de ma vie. Première étape je fais neuf, la deuxième dix et là sept alors que l’année dernière j’avais fait trois étapes dans les cinq…Non, j’ai vraiment eu le sentiment d’être mal inspiré, de n’avoir pas été bon. C’est vrai qu’être régulier, être toujours dans les points, c’est déjà bien mais je ne peux m’empêcher de penser que je viens de perdre la cinquième place pour une douzaine de minutes. C’est forcément rageant. La voile, c’est un sport dur, vraiment dur, qui force le caractère et qui fait bien mal là où il faut. »
30 concurrents, 5 étapes, 1660 milles de course, tel est le scénario de cette 3ème de la Cap Istanbul qui s’élance le 14 septembre du port de Nice.
Ce parcours se présente en cinq étapes, depuis Nice jusqu’à Istanbul, en passant par Cagliari (Sardaigne), Marzamemi (Sicile), Aghios Nikolaos (Crête), Bozcaada (Turquie) et les Dardanelles.
C’est un parcours technique mais aussi un théâtre qui propose des décors de rêve comme les hauteurs arides de la Sardaigne ou encore, les montagnes de crêtes aux Dardanelles.
VICTOIRE DE NICOLAS BERENGER ET KONE ELEVATORS
Avant le départ
Pour cette édition 2008, Nicolas Bérenger a à cœur de démontrer ces capacités de skipper en solitaire. A quelques jours du départ de la Cap Istanbul, Nicolas Béranger nous fait part des ces impressions.
1) Bonjour Nicolas. A l’approche de cette Cap Istanbul 2008, tu fais partie du Top 10 de la Solitaire du Figaro (7e) et du Top 5 du Championnat de France de course au large en solitaire. C’est une belle montée en puissance par rapport à l’année dernière !
Si on ajoute mes deux podiums aux courses d’avant saison, je n’ai jamais fait un aussi bon début d’année. Je suis très régulier ce qui prouve que le travail fourni sur l’année paye. Je suis logiquement dans les quotas fédéraux pour le statu de sportif de haut niveau sénior ; ces bons résultats sont aussi le fruit de 4 années de partenariat avec KONE au cours desquelles je n’ai fait que monter en puissance.
2) Le départ de Cap Istanbul 2008 se fera de Nice, ville dans laquelle KONE possède son siège social depuis trois ans. Tu te dois de faire une « perf » lors du prologue et du départ, les 13 et 14 Septembre prochains !
Le partenariat avec KONE est inscrit dans la durée, c’est ce qui fait la force d’un tel projet : j’en veux pour preuve l’implication sans cesse croissante des équipes KONE, qui, au fil des années, sont devenues mes premiers supporters. Les équipes KONE de la région Ouest ont répondu présent en nombre sur la Solitaire du Figaro malgré les vacances. J’imagine déjà la réponse des sudistes !
La progression est sportive mais elle est aussi importante en terme de communication ! De belles choses ont été faites, nous avons fait des envieux auprès des sponsors des autres coureurs de la Solitaire Figaro.
Victoire de Nicolas Bérenger sur KONE Elevators !
Je suis content, je reste invaincu dans la Baie des Anges, plaisantait Nicolas Béranger, ce 14 Septembre, après avoir remporté le Prologue de la Cap Istanbul en Solitaire…Invaincu depuis 21 ans : la dernière fois, c’était une régate en Optimiste !
1) Comment c’est déroulé ce prologue ?
Ce prologue c’est bien passé. Au départ, je comptais aller vers la droite du plan d’eau mais c’est l’option qu’avait choisi presque tous les concurrents. J’ai donc joué une autre carte. Ensuite, j’ai fait mon « méditerranéen » de base : je suis allé chercher risée par risée en essayant de me rapprocher le plus possible du but. J’ai appliqué cette stratégie tout le long de la course.
De Nice à Cagliari
Première étape technique où il faudra s’extirper de la baie des Anges au plus vite pour retrouver les vents du large. Cap ensuite le long des côtes de Corse et de Sardaigne. Il ne restera plus qu’à négocier l’entrée en Baie de Cagliari : théâtre de bien de batailles navales au cours des siècles, elle pourrait être le théâtre d’un final à rebondissements.
Dimanche 14 Septembre : départ de Cap Istanbul 2008, les conditions sont idéales pour le départ : beau temps et vent de Sud à Sud-est de 10 à 12 nœuds. Après un départ bien tordu, les choses auraient pu s’arranger mais elles continués dans la même voie ! En effet, une fois que le vent bascula, il ne resta plus rien des 2 milles d’avance que Nicolas Bérenger avait sur le sacré Pappy Boington 20 minutes plus tôt. Se sera grâce à une situation bien meilleure en milieu d’après-midi que Nicolas Bérenger va pouvoir prendre de l’avance sur ces concurrents avec une vitesse comprise entre 10 et 18 nœuds.
Mardi 16 Septembre : Cagliari est en vue. C’est après une nuit courte qui a permis à Nicolas Bérenger de rattraper le premier et distancer les autres, il se trouve ce mardi face à des conditions idéales dans la baie de Cagliari en effet, il fait beau et il y a du vent.
Deuxième place pour Nicolas Bérenger.
De Cagliari à Marzameni
Sous le vent de la côte de Sicile, Marzameni ne se laisse pas rapprocher facilement. Vents faibles, courants importants dans le Détroit de Messine, il est dit que la remonté le long de la côte orientale de l’île italienne risque de mettre les nerfs des navigateurs à rude épreuve.
1) Tu es maintenant en tête de 29 secondes ! Encore 3 étapes, il faut que tu tiennes !
C’est clair que rien n’est fait mais c’est bien d’avoir remis les compteurs à zéro. Je préfère avoir 29 secondes d’avance que 1h30 de retard.
2) On a l’impression que tu veux cette course, que tu souhaites plus que tout signer un doublé, en solo cette fois-ci ?
Ce qui fait la différence avec certains skippers c’est ma motivation pour gagner cette course. Certains vivent ça comme une belle course de fin de saison et ne sont pas à fond tout le temps. Pour moi, c’est la course que je dois gagner cette année. Je la veux parce qu’à Nice beaucoup de gens sont venus, parce qu’à Istanbul l’accueil de KONE Turquie s’annonce au moins aussi fort que l’an dernier. Et puis, j’ai envie de gagner des courses en solitaire, ça me manque ! En fait j’ai très faim.
De Marzameni à Aghios Nikolaos
Cap sur la haute mer pour cette étape qui permettra de rallier la capitale de la Crête. Un parcours peut-être plus classique pour les habitués du circuit Figaro qui vont retrouver un terrain de jeu plus ouvert et des grands espaces. Une étape qui peut avoir des incidences fortes sur le classement. Chacun rêvera de pouvoir être le premier à danser le sirtaki sur les de Zorba le Grec en abordant la ville d’Agios Nikolaos, un port enchâssé dans les montagnes.
Nicolas Bérenger en tête du classement provisoire !
1) Bravo, tu as fait une course impeccable sur cette étape. Tu as 2h13mm d’avance sur le second François Gabart sur « Région Bretagne ». Tu dors mieux ?
Je dormais déjà bien avant ça ! Mais c’est vrai que je suis encore plus détendu. J’ai la même avance que l’an dernier au même moment, ça aide ! Je suis serein, j’ai le droit de faire une erreur sur les étapes suivantes alors ça déstresse.
4e étape
De Aghios Nikolaos à Bozcaada
Même si elle n’est située qu’à quelques milles du site de Troie, l’île Bozcaada (5000 habitants) est un havre de paix encore protégé des assauts de la civilisation. Pour conquérir son cœur, il aura fallu auparavant se déjouer des pièges de la mer Egée entre les devants des îles, le trafic maritime intense entre les îles et les caprices du vent.
Erwan Tabarly sur Athema remporte la 4e étape avec 1 minute et 3 secondes d'avance sur Gildas Morvan quand à Nicolas Bérenger, il reste en tête du classement général provisoire avec près de 51 minutes d’avance sur Gildas Morvan.
5e étape
De Gallipoli à Istanbul
La navigation à voile étant interdite dans le détroit des Dardanelles. C’est à Gallipoli, qui marque l’entrée nord du détroit, qu’à été donné le départ de la dernière étape de Cap Istanbul. Une étape courte, nerveuse, qui a servi de dernier juge de paix entre les différents candidats à la victoire finale. Un final en forme d’apothéose au cœur de la ville symbole du trait d’union entre Orient et Occident.
VICTOIRE FINALE DE NICOLAS BERENGER SUR KONE ELEVATORS
Thierry Chabagny a franchi en tête la ligne d’arrivée de la cinquième et dernière étape de la Cap Istanbul.
Vainqueur de l'édition 2007 au côté de... Thierry Chabagny, Nicolas Bérenger sur KONE Elevators est le grand vainqueur de cette troisième édition de la Cap Istanbul, la première disputée en solitaire.
A la lutte avec le skipper de KONE Elevators pour la première place, Gildas Morvan (Cercle Vert) termine à la deuxième place au classement général de cette Cap Istanbul et s’adjuge le titre de Champion de France de course au large en solitaire.
Les élèves de l'école des Magnolias : premier supporters de Nicolas Bérenger
Persévérance, dépassement de soi, régularité, partage, passion… C’est dans cet esprit que les élèves de CM2 de l’école des Magnolias de Nice supportent, dans le cadre d’un projet pédagogique, leur skipper préféré Nicolas Bérenger.
Interview de Chantal Hazan directrice de l’école des Magnolias
1) Chantal Hazan, vous avez cette année développé et appliqué un projet pédagogique en relation avec KONE et Nicolas Bérenger autour de la mer. Comment est né ce projet?
J'ai su par un parent d'élève que KONE souhaitait monter avec Nicolas Bérenger un projet par et pour les enfants autour de la course Cap Istanbul.
Fin juin 2008, après quelques minutes de discussions, je savais que je voulais adhérer au projet. Il était magique, magnifique et à chaque nouveau mot, je voyais ce que nous pourrions faire d’intéressant avec les enfants. J’ai entraîné dans ce sillage deux collègues de CM2.
Pendant l'été nous avons organisé avec KONE la visite de Nicolas à l’école et sur le village de la course avant le départ et toutes ces choses incroyables dont les essentielles vacations téléphoniques.
A peine la rentrée réalisée, les documents administratifs étaient lancés et 12 jours plus tard, 80 enfants de CE2 et de CM2 étaient autorisés à participer au projet. Même dans mes rêves les plus fous je n’aurais imaginé pouvoir faire cela.
2) Concrètement, quelles ont été les actions menées?
Ce fut l’occasion pour Nicolas, lors du premier contact avec l'école d'expliquer aux enfants son métier, ses valeurs, de présenter son bateau, le monde de la mer et celui de la voile.
Un deuxième rendez-vous a permis aux enfants de voir le bateau de Nicolas, amarré au Port de Nice, d’où devait s’élancer la Cap Istanbul 2008.
Mais le plus intense restait à venir… Pendant toute la durée de la course, deux fois par semaine, des vacations radio ont été organisées avec les enfants. Des moments forts en émotions. Réunis autour de leurs enseignantes - Mesdames Gasperini, Hazan, Portelli et Souchet - les enfants ont vécu de purs instants de bonheurs inoubliables à interviewer leur skipper favori.
L’école et les programmes pour autant, n'ont pas été oubliés : du français aux mathématiques, des arts plastiques à l'histoire ou à la géographie, en passant par la technologie, toutes les matières ont été la clé de voûte d’un travail complet sur le thème de la mer et de la voile."
3) Quels sont les bénéfices que vous avez pu constater sur les enfants ?
Les enfants sont ravis et prennent encore plus de plaisir à étudier. Ils se surpassent eux aussi, et ont perçu le message de Nicolas ; ils sont devenus ses premiers fans et lui ont apporté un soutien inconditionnel – dessins, hymne, conversations, énergie de tous les instants – dont il leur est d'ailleurs reconnaissant .
Les parents nous ont dit qu’il n’y avait aucun problème pour travailler le soir à la maison sur les textes de lecture, les interviews à préparer, le travail en général. Autant vous dire que dans ce contexte, l'initiative a porté au-delà des enfants puisque que familles et amis ont su également trouver leur place au sein de cette aventure…
Les enfants ont été motivés au delà de tout espoir et se sont surpassés comme le leur avait suggéré Nicolas. Aujourd'hui, ce sont tous des enfants volontaires, enthousiastes, les relations entre eux, si besoin en était, se sont améliorées et tout naturellement, une volonté de partage et un besoin de communiquer se sont instaurés."
Nicolas Bérenger, en direct de la Cap Istanbul 2008…
"C’est super d'avoir ces enfants derrière moi ! Cela me force à me bouger encore plus, c'est vraiment une motivation supplémentaire ! Les enfants qui hurlent dans le téléphone c'est incroyable ! Tu ne sais pas si c'est le satellite qui est train de tomber ou si le bateau va exploser, c'est fou ! A chaque fois, quand j'ai raccroché, je me suis dit "T'es obligé d'attaquer, il faut leur montrer que dans la vie il faut se battre et que le travail paye". Du coup j'étais hyper motivé… J'espère que les enfants ont profité de cette aventure comme moi et qu'ils auront le goût de la mer ! Les enfants, les gens de KONE… Il y a tellement de gens qui sont à fond derrière moi que je me ferai un plaisir de les revoir à Nice au plus vite ! Ils font tous partie de l'aventure.
Voici quelques dessins des éléves de l'école des Magnolias pour Nicolas Bérenger