La Course des Falaises est la première des trois épreuves du Championnat de France de Course au Large en Solitaire 2008. Elle se déroule du 15 au 21 juin, depuis Quiberon - Port Haliguen, son port d´attache.
La Course des Falaises est désormais une épreuve annuelle du Circuit Figaro Bénéteau et du Championnat de France de Course au Large en Solitaire. Elle se déroule en juin les années paires et en septembre les années impaires.
La spécificité de la Course des Falaises est d´être la seule épreuve "technique" du Championnat de France de Course au Large en Solitaire. C´est-à-dire qu´elle est composée exclusivement de parcours diurnes : bananes entre deux bouées, petits parcours côtiers et seulement une course côtière d´environ six heures : le Tour de Belle-Ile.
Le Championnat de France de Course au Large en Solitaire 2008 est constitué de : La Course des Falaises (15 au 21 juin), de la Solitaire du Figaro (19 juillet au 17 août) et de la Cap Istanbul (9 septembre au 11 octobre).
Pour suivre le classement de la Course des Falaises : cliquez ici
Premier bilan de cette première manche du Championnat de France
Il y a 3 épreuves dans ce Championnat dont la première vient de se courir à Quiberon. Tu es dans le top 6. Y a-t-il eu une vraie bataille ?
Bonne entrée en matière effectivement ! Etre dans les 10 premiers est déjà un très bon résultat ! Le championnat commence sur de bonnes bases. Il y a eu une très grosse bagarre sur l'eau : sur 10 manches, il y a 9 vainqueurs différents et les 10 premiers du général comptent tous au-moins 2 manches au-delà de la 20ième place. Chaque départ, chaque passage de bouée, chaque croisement de bateaux, tout était sujet à bagarre ! C'est un très bon entraînement pour la suite !
Les 5 bateaux qui te précèdent sont des bateaux de la même génération que le tien. Vous les Figaristes, entretenez vos bateaux comme des bijoux ?
Toute la flotte a le même âge. Nous sommes rassemblés dans une association de propriétaires et de coureurs et nous gérons ensemble la flotte de bateaux. Ce sont des bateaux de série mais ils sont bichonnés comme des purs prototypes de course. Nous n'avons quasiment rien le droit de faire sur nos bateaux mais chaque détail de préparation (qualité de la glisse, fiabilité des équipements...) compte !
Le préparateur technique participe à sa façon au résultat
Le préparateur est un élément indissociable du bateau, il vit avec le bateau et en prend soin alors que mon rôle est plus de l'user sans trop chercher à le ménager. Si nous faisions de la formule 1, ils seraient 150 à travailler autour de la voiture, Jimmy s'occupe tout seul de KONÉ, c'est un peu son bébé...
Côté météo, vent fort ou vent faible, courant ou pas, ton idéal ?
Plus le vent est fort, mieux je me sens. Le vent fort élimine tous les adversaires trop faibles physiquement ou mal préparés. Une élimination naturelle se met en place laissant moins de place à la chance. Par contre, je préfère le portant plutôt que le près : naviguer sous spi aux limites de vitesse du bateau c'est très excitant, ça vient probablement de mon cursus en multicoque.
Psychologiquement, avoir la confiance de KONE, qu'est ce que cela te procure ?
C'est plus que confortable ! Voila encore un élément de performance. Je ne me pose pas la question de savoir comment ça peut se passer si... Je sais ce qu'ils veulent : gagner ! Mais je sais aussi qu'ils comprennent ce qu'est ce sport et comment ça fonctionne. Avoir réussi à les fiabiliser me rend plutôt fier, c'est la preuve que mon équipe et moi travaillons correctement.
Ton nom revient souvent dans les pronostics et tu es souvent dans les points comme en Formule 1. 2e sur l'ouverture de la saison en manche, 6e sur la première manche du Championnat de France, comment vas-tu aborder ton Everest, à savoir la course du Figaro dans tout juste un mois ?
C'est vrai que mon nom revient souvent chez les bookmakers... Est-ce que ça veut dire réellement quelque chose ? Je ne sais pas... Mon objectif est depuis longtemps de gagner cette course. Il semble que cette année, je sois particulièrement bien armé. J'y vais sans pression mais avec une très grosse envie de bien faire !
Tout au cours de la saison d'entraînement, tu panaches avec des Focus Group KONE, comment transmets-tu la mer et ton métier de navigateur professionnel ?
La mer est un lieu à part : lorsque j'emmène des gens à bord de KONE Elevators, la plupart du temps ils n'ont quitté la terre qu'enfermés dans une boîte en fer avec des réacteurs. Avec moi, ils décollent par eux-mêmes : chacun trouve sa place quelle que soit la météo ! Et croyez-moi que certains garderont des souvenirs pour très longtemps ! La mer est probablement le dernier espace de liberté. C'est une des idées que je tente de démontrer, on peut l'aborder de différentes façons : compétition, croisière, découverte, records... Chacun y trouvera son bonheur !
Y a-t-il des analogies entre les métiers KONE, à terre, et tes montées et descentes des mers et océans ?
On retrouve énormément de valeurs communes entre KONE et la voile. Lorsque je rencontre les salariés KONE, je me sens l'un d'eux. Je ne suis plus un prestataire de service en communication, je fais partie de l'entreprise au même titre qu'un technicien. Nous avons presque les mêmes métiers : respect de l'environnement, culture de l'innovation et goût du challenge, engagement et suivi dans l'action, importance jouée par les équipes techniques soutenues par une organisation, impératifs de sécurité, tout cela au nom de la performance.
Côté famille, tu es le héros de la maison. Tes enfants rêvent-ils de naviguer avec Papa, ont-ils la fibre navigateur ? Partirez-vous en famille un jour pour un tour du monde avec un livre au bout du tour... ?
A 6 mois, Margot est trop jeune pour me dire qu'elle sera figariste plus tard. Par contre à 3 ans et demi, Eliott me demande toujours si j'ai gagné la régate et sinon : « pourquoi t'as pas gagné papa ? ». Ils ont déjà tous les 2 navigué car leur mère est aussi régatière à ses heures. Alors oui j'espère qu'ils auront le goût de la mer comme me l'ont donné mes parents. Je les encouragerai à aller sur l'eau parce que la mer est la meilleure école de la vie : on y apprend à être autonome, rigoureux, prévoyant et en plus on y joue sans limite !
Entre vous et moi : j'ai hâte de voir mon fils tirer ses premiers bords en optimist ! Un tour du monde en famille ? On y pense... Un livre ? C'est une idée : nous l'écrirons à 4 !